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Mes quatre premiers carnets de voyage relatent mes navigations en solitaire autour du monde. Ce nouvel exemplaire est l'occasion de vous faire découvrir les couloirs raides à skier et de vous livrer quelques anecdotes que je tiens de tous ces alpinistes qui ont écrit l'histoire de nos montagnes de la vallée des Belleville.

Le massif de Péclet dans la vallée des Belleville est un terrain de jeu idéal pour planter le bâton dans l'pentu.

 

 
 

En 83, je ski pour la première fois à Val Thorens et je repère rapidement le potentiel de pentes raides en me promettant de les tracer toutes ! C'est maintenant chose faite et, j'ai le plaisir de vous présenter ce nouveau carnet de voyage, qui traite d'un sujet quelque peu différent des quatre précédents.
Les montagnes ne se déplacent pas, mais l'homme peut se déplacer pour les gravir. Mes ainés étant passés avant moi, ils m'ont raconté l'histoire de leur Première dans tel couloir, tel sommet ou telle arête. Je suis fier de rendre hommage à ces alpinistes pionniers de la vallée des Belleville en vous présentant un portrait, une date et une anecdote, souvent inédite sur un grand nombre de spots.
Respect et merci à tous ces montagnards.

 
             

   


Camille
Rey

Denis
Bondier
 

André
Bianchini

Jean-Paul
Parent

Henri
Bréchu

 

 

 


Christophe
Guyon

 



Jean-Lou
Eberhart


 


Alain
Petex

 


Serge
Cachat


Giacomo
Para


Thomas Diet
" Bichon "

 
Toutes les anecdotes sur les premières dans les couloirs, sur les arêtes, sur les sommets sont racontés dans :

" Le planté du bâton dans l'pentu "

 
       

 

Juan
Pellissier

Lorie
Fosse

Rémy
Terrage

Vianney
Decrême

Perrine
S
.

Gaëlle
Nachon


 
 
   
 

Frantz
Hedrich

Vincent
Guillon

Gaby
Rivas

Kevin
Berthon

Mick
David

Fred
Chabert
   
 
Romuald
Behier
www.rphotography.fr
Un grand merci à tous les montagnards/skieurs
 qui m'ont accompagné.
Toutes les photos sont de nous tous.


 

 


Jean-Philippe
Cambray
www.jpphotos.fr

 


Préface de
Gaël Sonokpon
Correspondant local de presse.

 
 

ATTENTION : La neige ne prend jamais feu mais ça peut être chaud !
Vous saurez tout sur : La Trace Giacomo Para, le col San Giacomo, le col Saint André, les couloirs Parent, Bréchu, de l'Amande, Pisteurs, Éphémère, Bianchini, Clarines, Chevalier, Face Ouest de Péclet, Pilier de l'Amitié, voie de l'Amitié, le Triangle, la Petite Face Nord de Péclet, Rectiligne, Roc des Saints Pères, A, B, C, arête Camille Rey, Guyon, Eberhart, N, Caron.

 

Le vallon du Borgne

 

Le jour se lève sur le vallon du Borgne qui regorge de petits couloirs agréables à skier.
 " Au printemps, la réussite nécessite de faire sonner le réveil de bonne heure. "

 

Depuis le mont du Borgne, sommet oriental, un joli couloir orienté sud-est permet de laisser une belle trace.
 " Excellent lorsque la neige est à bonne température mais, méfiez-vous, il y a quelques cailloux sur la route. "

Frantz déclenche une petite coulée dans la face Sud du Mont de Péclet oriental.

 

Lorie dans la face Sud à partir du col de la pointe du Borgne.
 " La pente est belle, facile d'accès et présente peu de risque, mais, aucun hors-piste n'est à prendre à la légère... "

 

Couloir Parent  
Altitude : 3078 m    Orientation : Est    Dénivelé : 238 m

 


Luc dans le couloir Parent.


Perrine au relais.


Crampons et piolet.

 

Une belle fin de journée d'avril 1974, Jean-Paul grimpe seul, droit dedans et trace la première. Couloir raide, engagé, ne rater aucun virage : la sanction serait brutale !

 


Perrine dans le couloir Parent.

Ce couloir est magnifique, pente fuyante et ligne presque directe, avec quelques rochers à éviter.
 -" Raide, engagé, ne rater aucun virage : la sanction serait brutale. "


Luc dans la montée.

Couloir Bianchini     
Altitude : 3510 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 410 m

Couloir Ephémère      
Altitude : 3480 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 380 m

Couloir des Pisteurs 
Altitude : 3470 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 370 m

Couloir Bréchu         
Altitude : 3430 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 330 m


Le couloir des Pisteurs.


Mick ne plante jamais le bâton !


Vincent dans l'entrée du Bréchu.


Gaëlle, toujours à donf !


Luc dans le couloir des Pisteurs.

Un jour de congé, en fin d'hiver 1992, par une météo moyenne mais une assez bonne visibilité, depuis le 3300, Alain Petex remonte l'arête Nord de Péclet et se retrouve dans l'entrée du couloir. La neige était excellente.

 

Raide, pas d'erreur possible et, surtout ne pas rater la sortie à gauche sur l'épaule juste avant la barre, sinon : danger !


Luc dans le couloir Ephémère

 

 

 
 

Couloir de l'Amande
Descente sur Gébroulaz
Altitude : 3040 ; Orientation: Est ; Dénivelé : 420 m
Raide, mais l'entrée est moins impressionnante qu'il n'y paraît. Toutes fautes de carres est à éviter impérativement.

 

 
 


Entrée de l'Amande vue de l'arête Nord de Péclet.



Les premiers virages dans l'Amande.


Juan dans le couloir de sortie.

 

La Face Ouest de Péclet
Altitude : 3562 m    Orientation : Ouest  

La Face Ouest est une pente magnifique mais elle manque un peu de pentu.
De belles chutes de séracs, des crevasses et d'autres pièges de la haute-montagne font de la Face Ouest un véritable glacier.

 

Entrée de la Face Ouest vue du Roc de Péclet.

Montée à la Face Ouest.

Sous les séracs.

 

Le couloir des Clarines
Altitude : 3350 m    Orientation : Ouest  

 

 

En été, ce couloir était une course de glace classique. Les guides de la vallée avaient l'habitude de la faire gravir à leurs clients en quête de sensations.
Ils le nommèrent les Clarines qui sont des cloches typiques des alpages savoyards.

 
 

Le couloir Diet ou " Bichon " pour les intimes
Altitude : 3495   ;  Orientation : Nord-ouest

 

Thomas Diet " Bichon " est de Valto, millésime 1984.
Gros slalomeur il se prend de passion pour la grosse peuf. Pionnier du Freeride il en devient rapidement une légende, il fréquente également les X-Games.

Thomas nous a brutalement quitté le 16 mars 2019.

Ce couloir t'es dédié.

 

 

Attention : l'entrée du " Bichon " est engagée et rarement skiable sur toute sa longueur. Ce couloir t'es dédié et porte maintenant ton nom.

 
 

La Petite Face Nord de Péclet ou Face Nord du Roc des Saints-Pères
Altitude : 3472 m    Orientation : Nord   Dénivelé : 572 m

 

Luc dans les premiers virages.

Perrine dans la Petite Face Nord de Péclet.

 

L'entrée du couloir est raide, engagé et continue en pente fuyante jusqu'à rejoindre le glacier. Aucune erreur ne serait raisonnable.

 
 

Le Triangle du Roc des Saints-Pères
Altitude : 3472 m    Orientation : Ouest-nord-ouest   Dénivelé : 572 m

 
 


Le Triangle est une belle pente avec quelques variantes selon les caprices de l'enneigement. De nombreuses barres compliquent le tracé et il faut bien repérer le cheminement.
L'entrée n'est pas skiable tous les jours : rochers, glace...
Une corde est parfois la bienvenue.

Kevin dans le col d'entrée du Triangle.
-" C'est par où la sortie ? "

 

 

Fred dans l'entrée du Triangle.

  Le couloir Rectiligne du Roc des Saints-Pères
Altitude : 3472 m   Orientation : Ouest-sud-ouest   Dénivelé : 672 m

Le couloir C des Saints-Pères
Altitude : 3349 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 549 m

Le couloir B des Saints-Pères
Altitude : 3344 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 544 m

Le couloir A des Saints-Pères
Altitude : 3357 m   Orientation : Ouest   Dénivelé : 557 m

Le Roc des Saints-Pères donne accès à la Petite Face Nord, au Triangle et au couloir Rectiligne. Après avoir remonté le glacier de Chavière on se retrouve au pied du couloir final : une bonne centaine de mètres de dénivelé raide.
 -" Le soleil chauffe cette face toute la journée, la montée se fait régulièrement dans une bonne soupe bien épaisse... bon courage ! "

 

Février 1978 André Bianchini bivouaque dans l'ancien chalet de la Marine situé au sommet de la Moraine. Levé à 05.00 heures, il atteint le Roc des Saints-Pères par le col de Thorens. Ce jour là, il inaugure ce couloir et le nomme :
Le Rectiligne du Roc des Saints-Pères.

Frantz au départ du B. Une petite éclaircie gomme le jour blanc, la pente se révèle.

-" J'étudie la ligne, une petite flexion, je plante le bâton et j'envoie. "

 

L'entrée du B est soutenue mais saine. Une erreur ne serait pas raisonnable. Après quelques virages le couloir rejoint le A et, à partir de là, on longe une belle falaise qui protège la neige du soleil.
-" L'ambiance est magique, la neige est généralement bonne. Tracer ce couloir me fait toujours passer un bon moment. "

 

Lorsque vous skiez sur le secteur Moraine, les Aiguilles des Saints-Pères et ses couloirs sautent aux yeux. Le A, le tout droit, est LE couloir. L'accès se fait en montant dedans ou par le glacier de Chavière. -" L'entrée est engagée et nécessite souvent la pose d'une corde. Par neige un peu dure, une chute serait catastrophique. "
 

Mercredi 14 mars 2018 12.33 heures
Gaby se prépare. Il regarde le fond de la vallée qui se situe 557 mètres de dénivelé plus bas. La neige est froide, 20/25 cm de peuf, grand beau, pas de vent. 35 secondes plus tard il s'arrête en bas du couloir.
Record battu ! La droite à Gaby est née.
 -" Je suis parti 4 mètres sous le sommet,
des cailloux barraient le passage : dommage ! "

 

Serge Cachat, de passage aux Ménuires, décide d'inscrire la première descente de ce couloir à son palmarès le 23 janvier 1972.
Par trois fois il évita la chute grâce à sa technique très assise sur les skis. La descente dura 20 minutes.

 

 

Ma tournée des sommets et belles pentes des Belleville se devait de passer par la Pointe de Thorens qui donna son nom à notre station. L'accès se fait par différentes voies.
Nous avons choisi l'arête Nord-est, depuis le col de Thorens, ce jour là.

 

Le couloir Guyon
Altitude : 3180 m   Orientation : Nord   Dénivelé : 530 m

Le couloir Eberhart
Altitude : 3110 m   Orientation : Nord   Dénivelé : 460 m

Le couloir N
Altitude : 2910 m   Orientation : Nord   Dénivelé : 350 m


Le cairn de l'arête Nord du Bouchet.


Dans l'entrée du Guyon.


Flexion, planté du bâton et extension...


Dans l'entrée du N.

Montagnard complet et gros skieur hors-piste, particulièrement sur Val Thorens, Christophe Guyon était ingénieur à Grenoble. Il disparut lors d'un footing dans le Vercors. Son corps fût retrouvé 6 mois plus tard ; il s'était cassé la jambe et n'avait pu prévenir aucun secours.

En 1988, Jean-Lou Eberhart ouvre ces 3 couloirs. Au premier couloir, en descendant l'arête, il donne le nom de son ami Christophe, au deuxième, son nom et enfin le troisième : N.

" Avec Christophe, durant l'hiver 1987, depuis le sommet du Grand Fond, nous avions repéré cette Face Nord et ses couloirs. Nous avions prévu de les ouvrir tous, tous les deux. La vie en a décidé autrement... "


L'entrée du couloir en biais dans le N.

Le N est un couloir dont il faut se méfier. Il commence par une belle pente fuyante, raide, qu'on ne suit pas jusqu'au bout car il mène à une barre. C'est chaud ! Après avoir tracé sur la droite, puis à gauche, on entre dans le passage en biais, étroit et en dévers avec une barre à droite. C'est toujours chaud ! Un petit saut pour passer quelques cailloux et on attaque la partie finale.
 -" Le soleil ne vient pas souvent sur cette face Nord. La neige est généralement excellente. Ce couloir est engagé. "

 
 

Vianney dans l'entrée du Guyon.

 

Remy dans l'Eberhart.

 


Et un petit coup de blanc...


Il est temps de retrouver " Roxane "...

 

 - " Dame Marmotte sort d'hivernage, l'hiver touche à sa fin. J'ai dessiné de beaux virages dans la neige vierge. Les traces éphémères ont rapidement disparu, effacé par le vent ou une nouvelle chute de neige, plaisir inutile... Il est temps de retrouver " Roxane " et de me faire pousser par le vent de l'autre côté de l'horizon, un autre plaisir inutile... Je serai de retour pour Noël. "

 
     

 

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 ski extrème ski extreme val thorens ski extremeLe massif de Péclet, dans la vallée des Belleville, est un terrain de jeu idéal pour planter le bâton dans l'pentu Luc Dupont Je suis né à Grenoble le 23 janvier 1959. J’ai grandi dans une ville entourée de montagnes. Dans la famille, selon la saison, les week-ends sont consacrés à la pratique du ski, de l’escalade, de la randonnée à pied ou à ski et la navigation à voile. Ma voie était tracée naturellement et logiquement : je serai moniteur de ski et navigateur. L'enseignement du ski dans un milieu aseptisé est une chose ; grimper et skier en haute montagne est ma passion. Le ski de couloirs, dans la pente, me procure les bonnes sensations depuis mon enfance. Mes quatre premiers carnets de voyage relatent mes navigations en solitaire autour du monde. Ce nouvel exemplaire est l'occasion de vous faire découvrir les couloirs engagés à skier et de vous livrer quelques anecdotes, souvent inédites, que je tiens de tous ces alpinistes qui ont écrit l'histoire de nos montagnes de la vallée des Belleville. Attention : la neige ne prend jamais feu, mais ça peut être chaud ! Le mont du Borgne, le massif de Péclet, le Bouchet, la cime Caron au fond de la vallée des Belleville : le terrain de jeu idéal pour planter le bâton dans l'pentu. Attention : la neige ne prend jamais feu, mais ça peut être chaud ! www.lesnavigationsdelucos.com lucos73@hotmail.fr Lucos Édition - Sur la route des clippers - Voyage au Spitsberg - Le passager du nord-ouest - Les mers du Sud lucos73@hotmail.frwww.lesnavigationsdelucos.com Carnet de voyage n° 05 N° d’édition : 18.00.05.01 I.S.B.N. : 978-2-9544437-4-4 Topo de la première ascension de l'arête Ouest des Saints-Pères. Croquis de Camille. Camille est né et a grandi dans la vallée des Belleville. Il a consacré sa vie à la montagne : guide de haute montagne, moniteur de ski, slalomeur réputé, fondateur du Bureau des Guides des Belleville puis président du Syndicat National des Guides, cocréateur et directeur de l'E.S.F. de Val Thorens pendant de nombreuses années. Durant l'été 1971 il installe un fil neige sur le glacier de Péclet : la toute première remontée mécanique jamais construite sur le domaine de Val Thorens. Les montagnes de la vallée se rappelleront ton prénom. Je suis fier d'avoir glissé à tes côtés. Respect et merci mon ami. Luc  Il y a des rencontres dans une vie qui sont enrichissantes. Celle que j’ai eue avec Luc Dupont en fait partie. Celle d’un aventurier solitaire, à la fois sur les mers et océans mais aussi sur les pentes enneigées de Savoie et tout particulièrement celles de sa station de cœur Val Thorens. C’est à Val Thorens que j’ai rencontré Luc, il y a huit ans, le temps d’un article pour le quotidien local, puis j’ai appris à connaître l’Homme et rapidement des liens d’amitiés et de confiance se sont tissés. Depuis huit ans, à chaque intersaison, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retranscrit, sur papier journal, ses périples aux quatre coins du globe maritime. A chaque fois, ces instants d’écriture étaient pour moi des moments d’évasion scripturale avec de belles découvertes, dont celle de l’immensité bleue avec pour seul maître à bord, son navigateur solitaire...Et puis un jour Luc m’a parlé de son amour pour la montagne, et de ses nombreux couloirs qui attirent les skieurs, amateurs de sensations extrêmes depuis des décennies. Le point commun avec la navigation ? Les grands espaces et les grands défis en solitaire que Luc sait nous raconter dans de magnifiques ouvrages illustrés, tout en rendant hommage à ceux qui ont réussi à dompter ce que la nature a de plus hostile...Merci à toi Luc pour ce partage qui nous rappelle à quelle point la nature sauvage peut être belle. Au début du XXème siècle, le monde se modernise : la révolution industrielle bat son plein, mais les hautes vallées alpines restent à l'écart de ce bouleversement. Attirés par le confort et la facilité, nos arrières grands-parents, paysans pour la plupart, désertent en masse la montagne. Au-dessus de 1200 mètres d'altitude, l'économie est au plus bas, l'ambiance est morose.  Il y a pourtant autre chose à faire en montagne ! Des jeunes, restés aux pays, comprennent rapidement le potentiel qu'ils ont entre les mains et sous leurs skis en bois qui glissent sur la neige. Ils connaissent bien leurs montagnes, leurs vallées : ils sont paysans, bergers... La popularité des sports d'hiver amorce sa montée en puissance. Saint-Martin de Belleville est relié par la route au reste du monde en 1950 et les chaumières sont éclairées par la fée électrique en 1953. Nicolas Jay, alors maire, soutenu par Joseph Fontanet, futur ministre, décide la création des Menuires, qui ouvre en 1967, puis de Val Thorens en 1971. Cette année-là, Pierre Josserand, en bon capitaine, prend la barre de la plus haute station des Alpes. La neige se transforme en or blanc ! Pendant ce temps-là, je grandissais à Grenoble dans une ambiance montagnarde (et marine). Les dimanches c'était au choix, entraînement slalom, course, randonnée... La compétition me passionnait moins que le ski hors-piste pour lequel j'avais une réelle attirance. Jean-Claude Killy a été pour moi, le héros absolu. Mais, quelques années plus tard, un nouvel exercice de style apparu : le ski extrême, popularisé par les stars de l'époque. Depuis, je ne rate aucune bonne occasion de tracer un couloir, ce qui me procure les bonnes sensations. En 1983, je skie pour la première fois à Val Thorens et je repère rapidement le potentiel de pentes engagées en me promettant de les tracer toutes ! C'est maintenant chose faite, et j'ai le plaisir de vous présenter ce nouveau carnet de voyage, qui traite d'un sujet quelque peu différent des quatre précédents. Les montagnes ne se déplacent pas, mais l'homme peut se déplacer pour les gravir. Mes aînés étant passés avant moi, ils m'ont raconté l'histoire de leur Première dans tel couloir, tel sommet ou telle arête. Je suis fier de rendre hommage à ces alpinistes, pionniers de la vallée des Belleville, en vous présentant un portrait, une date et une anecdote, souvent inédite, sur un grand nombre de spots. Des nuages en haute altitude chargés de cristaux de glace et un soleil assez bas sur l'horizon forment un Parhélie ou faux soleil. Phénomène rare sous nos latitudes, il est souvent annonciateur de mauvais temps. Un immense merci à tous mes amis, montagnards-skieurs professionnels, spécialistes de la peau de phoque, du crampon, du piolet, de l'adrénaline et du planté du bâton dans l'pentu, qui m'ont accompagné. Toutes les photos présentées dans ce carnet de voyage sont de nous tous. Mont de Péclet Sommet oriental Face Sud-ouest 3047 m Frantz sur l'arête sommitale Luc dans le premier virage. Frantz en arrêt d'urgence. Luc sur l'arête sommitale du Mont de Péclet oriental. Giacomo Para Moniteur et adepte de la peau de phoque à grande vitesse. En 2008 il a tracé 117 fois, depuis la station, les 670 mètres de dénivelé qui mènent au col qui porte maintenant son nom. Record de la montée à battre : 47 minutes. -" Parfois, je montais le matin avant les cours, puis à midi et encore une fois après le cours de l'après-midi. Je m'entraînais pour les grandes courses d'endurances : Pierramenta, Mezzalama... "Atteindre un sommet est une chose facile : il suffit de mettre un pied devant l'autre, puis de recommencer. Le jour se lève sur le vallon du Borgne qui regorge de petits couloirs agréables à skier. -" Au printemps, la réussite de la journée nécessite de faire sonner le réveil de bonne heure Dans le bas du couloir, Remy se lâche. Vianney hésite, réfléchit... Depuis le mont du Borgne, sommet oriental, un joli couloir orienté Sud-est permet de laisser une belle trace. -" Excellent lorsque la neige est à bonne température, mais méfiez-vous, il y a quelques cailloux sur la route. "Lorie contrôle bien dans cette neige cassante. Sortie de virage un peu trop rapide pour Luc. Les derniers mètres avant le sommet. Lorie encore un peu endormie. Sortie de virage bien contrôlée par Lorie. Luc dans la face Sud à partir du col de la pointe du Borgne. -" La pente est belle, facile d'accès et présente peu de risques, mais aucun hors-piste n'est à prendre à la légère... " Perrine au relais. Oups ! C'est pentu... Ce couloir est magnifique, pente fuyante et ligne presque directe, avec quelques rochers à éviter.-" Raide, engagé, ne rater aucun virage : la sanction serait brutale. "Jean-Paul Parent Guide et moniteur, arrive dans la vallée en 1972. Une belle fin de journée d'avril 1974, il grimpe seul, droit dedans et trace la première. -" Depuis 2 ans, j'entendais ce couloir m'appeler, il me tendait les bras, il était pour moi ! "Altitude 3078 Orientation : Est Crampons obligatoires. Arête Nord de Péclet Accès couloirs Bréchu, Amande, Pisteurs, Éphémère et Bianchini  depuis le col du 3300. Mick en route pour le Bréchu, Gaëlle en arrière plan. -" L'arête Nord de Péclet surplombe le glacier de Gébroulaz quelques centaines de mètres en contrebas, ambiance aérienne garantie ! "André Bianchini Guide et moniteur. Le samedi 10 avril 1982,  il grimpe à la côte 3510 et réussit la première du couloir Bianchini : 560 mètres de dénivelé, pente moyenne à 45° avec passage à 50°. -" Ce jour-là, j'ai dû poser un rappel pour franchir la barre en sortie de couloir. "Le Bréchu peut s'avérer être une pente techniquement difficile et engagée en fonction de la neige et de la partie skiable. -" Ce couloir est très raide depuis le sommet, mieux vaut éviter un faux pas ou une faute de carre. "Juan traverse le sommet du couloir Bréchu et se dirige vers l'entrée du couloir de l'Amande. Gaëlle, toujours à donf Mick ne plante jamais le bâton ! Henri Bréchu, Guide et moniteur Mai 1973, l'équipe de France de ski s'entraîne sur le glacier de Péclet. En fin de séance, Henri prend ses Dynastar S 430, 2,07 mètres sur l'épaule et, depuis le téléski de la Pointe, grimpe jusqu'à l'entrée du couloir qui porte maintenant son nom. -" J'arrivais en fin de carrière de slalomeur, un peu démotivé, et il me restait un peu d'adrénaline à dépenser ! " Vincent  dans les premiers virages du Bréchu. Raide, pas d'erreur possible et, surtout, ne pas rater la sortie à gauche sur l'épaule juste avant la barre, sinon danger ! Luc dans le couloir des Pisteurs. Alain Petex Guide et pisteur-secouriste au poste de Péclet. Un jour de congé, en fin d'hiver 1992, par une météo moyenne, mais une assez bonne visibilité, depuis le 3300, il remonte l'arête Nord de Péclet et se retrouve dans l'entrée du couloir. La neige était excellente. -" Je ne suis pas sûr d'avoir été le premier à tracer ce couloir. J'en garde un bon souvenir et les conditions météo ont permis à mes traces de se voir pendant plusieurs jours. " Jean-Luc Ligeon, guide et moniteur de la vallée, a tracé ce couloir dans les années 90, mais il n'est pas certain d'être le premier. Toute la saison, ce couloir s'ouvre ou se ferme au gré des conditions météo, d'où son nom, donné par Jean-Luc.  -" Quant à moi, je suis passé par là en télémark en 1999, puis une deuxième fois en 2014 en ski. C'est un couloir qui a du caractère. "Pause sur l'arête Nord de Péclet. Raide, mais l'entrée est moins impressionnante qu'il n'y paraît. Toute faute de carre est à éviter. Juan dans la sortie de l'Amande. Perrine, comme son papa, plante le bâton. J'assure toujours dans l'pentu. Le couloir de l'Amande est magnifique d'en haut en bas. Glacier de Chavière vu du col de Thorens Glacier de Chavière Parc National de la Vanoise Face Ouest de Péclet Altitude : 3562 Orientation : Ouest-nord-ouest James Chevalier Guide et moniteur, il ouvre ce passage en mars 2002. L'entrée nécessite un rappel d'une quinzaine de mètres qui prend pied sur le glacier de Gébroulaz. Stéphane Spettel, second de cordée, était du voyage. -" Je pensais à ce couloir depuis des années, maintenant c'est fait ! " Face Ouest ClassiqueOrientation : Ouest-nord-ouest La descente à ski ne pose pas de problèmes particuliers. L'entrée peut être délicate et nécessite parfois une corde. La montée est raide, longue et chaude dans cette face orientée Sud. La Face Ouest est une pente magnifique, mais elle manque un peu de pentu. -" Les conditions étaient bonnes ce jour-là, je suis allé tracer le couloirdes Clarines. "Selon les conditions, la rampe d'accès nécessite parfois une petite assurance. De belles chutes de séracs, des crevasses et d'autres pièges de la haute montagne font de la Face Ouest un véritable glacier  C'est une variante qui donne accès à la Face Ouest. Le couloir d'entrée peut être délicat et n'est pas skiable tous les jours. Il faut bien prendre ses repères, car le cheminement peut être compliqué. -" Je n'ai eu qu'une fois l'occasion de laisser une trace dans ce couloir. La deuxième fois, je me suis trompé d'entrée.  Il m'arrive parfois de me tromper. Ce jour-là, je suis arrivé sur un couloir borgne, sans sortie. -" Désolé Frantz, allons  voir ailleurs, demi-tour ! " Luc en route vers nulle part... Après 7 virages, Frantz arrive sur la barre : ça ne passe pas ! Il remonte à pied et on cherche une autre entrée. Finalement, nous trouvons, quelques mètres sous l'Aiguille de Péclet, une entrée très rarement praticable. " C'est raide, la neige est fraîche, mais dure, joli passage engagé, comme je les aime." La Clarine est portée par la reine des vaches lorsque le troupeau monte en alpage ou en redescend. En fonte de bronze, elle est plus lourde qu'une sonnaille. Elle est aussi appelée : le bourdon. En été, ce couloir était une course de glace classique. Les guides de la vallée avaient l'habitude de la faire gravir à leurs clients en quête de sensations. Ils le nommèrent les Clarines qui sont des cloches typiques des alpages savoyards.  -" Très joli couloir, dans la pente, pas trop de risques, mais attention au passage de l'épaule qui sert de porte d'entrée, ambiance aérienne garantie. "Le Roc des Saints-Pères donne accès à la Petite Face Nord de Péclet ou Face Nord du Roc des Saints-Pères, au Triangle et au couloir Rectiligne. Après avoir remonté le glacier de Chavière, on se retrouve au pied du couloir final : une bonne centaine de mètres de dénivelé raide. -" Le soleil chauffe cette face toute la journée, la montée se fait régulièrement dans une bonne soupe bien épaisse... bon courage ! "Denis Bondier, guide et moniteur de la vallée. En 1972, avec Roger Pramotton, il ouvre la voie de l'Amitié qui mène au sommet du pilier. Ils étaient partis pour la Petite Face Nord et, voyant que tout se passait bien, ils escaladèrent l'arête. -" Nous avions quelques pitons et coins en bois. Roger dépitonnait et remontait le matos pour la suite. "  En 1969, Camille Rey ouvre l'arête Ouest qui mène au sommet des Aiguilles des Saints-Pères avec Gaston Jay et Jeannot Gacon. Quelque temps plus tard, il réalise la première hivernale. -" Je me souviens d'une dalle de 25 mètres avec un surplomb et 300 mètres de vide. " Camille Rey réussit la première ascension de la Face Nord du Roc des Saints-Pères à la fin des années 60. -" Sur les derniers 350 mètres, la pente était inclinée à plus de 65°, en glace vive recouverte par une fine couche de neige ce qui nécessita l'utilisation de broches et de poignards à glace. "Au premier virage, Perrine a purgé la pente. 55° de pente,30 de peuf, Le must ! L'entrée du glacier est raide, engagée et continue en pente fuyante jusqu'à rejoindre le bas de la Face Ouest. Une erreur ne serait pas raisonnable : une crevasse, la gueule ouverte, vous attend. -" J'ai, à plusieurs occasions, skié cette pente, et la plus belle a été une fin de saison, début mai avec 30 de peuf, top ! " Fred dans la montée du Roc des Saints-Pères, côté glacier de Chavière. -" Nous sommes partis sous un magnifique ciel bleu, mais le brouillard nous a rattrapés rapidement. Au sommet nous étions dans le jour blanc. L'entrée n'est pas skiable tous les jours : rochers, glace... Une corde est parfois la bienvenue Kevin dans le col d'entrée du Triangle. -" C'est par où la sortie ? " Une éclaircie permet à Fred de se lâcher. Kevin, en attente, suit Fred des yeux, qui cherche les barres afin de les éviter Le Triangle est une belle pente avec quelques variantes selon les caprices de l'enneigement. De nombreuses barres compliquent le tracé et il faut bien repérer le cheminement. La sortie du Triangle se fait par un joli couloir qui rejoint le bas de la Face Ouest ou par la gauche avec une sortie vers la Moraine. -" Trouver la bonne ligne était difficile, car les nappes de brouillard ne cessaient de monter et descendre. Quelques éclaircies nous ouvrirent la route. La neige était excellente : 50 de peuf ! " Perrine au sommet du Roc. Février 1978 André Bianchini bivouaque dans l'ancien chalet de la Marine situé au sommet de la Moraine. Levé à 05.00 heures, il atteint le Roc des Saints-Pères par le col de Thorens. Ce jour-là, il inaugure ce couloir et le nomme : " Le Rectiligne du Roc des Saints-Pères ". -" Je me suis mis une bonne gamelle dans la partie haute, mais je suis arrivé à 09.00 heures pile pour mon cours de ski ! " Le Rectiligne est un joli couloir sans trop de risques. Il faut toutefois se méfier de la température de la neige, particulièrement au printemps. -" Ce matin-là, il y avait une bonne peuf et le soleil se levait tout juste : top ! " Depuis le col de Chavière, une petite demi-heure de marche suffit pour arriver aux pieds des couloirs qui mènent aux portes d'entrée du A et B. La pente est faible sur le glacier, mais la centaine de mètres finale est raide. -" Aujourd'hui, au menu : grosse soupe jusqu'au bassin dans le passage final, comme d'habitude. " Frantz brasse dans une neige épaisse dans le couloir d'accès au B. Cette face Est est toujours chaude. -" J'ai toujours un petit moment de doute en grimpant dans ce secteur. Je ne m'attarde jamais... " Frantz au départ du B. Une petite éclaircie gomme le jour blanc, la pente se révèle. -" J'étudie la ligne, une petite flexion, je plante le bâton et j'envoie. " L'entrée du B est soutenue, mais saine. Une erreur ne serait pas raisonnable. Après quelques virages le couloir rejoint le A et, à partir de là, on longe une belle falaise qui protège la neige du soleil. -" L'ambiance est magique, la neige est généralement bonne. Tracer ce couloir me fait toujours passer un bon moment. " Serge Cachat, de passage aux Ménuires, décide d'inscrire la première descente de ce couloir à son palmarès le 23 janvier 1972. Par trois fois il évita la chute grâce à sa technique très assise sur les skis. La descente dura 20 minutes. -" J'estime que les descentes à la " presque verticale " ne sont pas un stupide défi, mais une démonstration de maîtrise de soi.  Lorsque vous skiez sur le secteur Moraine, les Aiguilles des Saints-Pères et ses couloirs sautent aux yeux. Le A, le tout droit, est LE  couloir. L'accès se fait en montant dedans ou par le glacier de Chavière. -" L'entrée est engagée et nécessite souvent la pose d'une corde. Par neige un peu dure, une chute serait catastrophique. " Gaby au sommet du A, en repérage, la veille de Sa droite. Gaby se prépare. Il regarde le fond de la vallée qui se situe 557 mètres de dénivelé plus bas. La neige est froide, 20/25 cm de peuf, grand beau, pas de vent. 35 secondes plus tard, il s'arrête en bas du couloir. Record battu ! La droite à Gaby est née. -" Je suis parti 4 mètres sous le sommet, des cailloux barraient le passage : dommage ! " A gauche ou à droite ? Est-ce bien raisonnable de continuer ? Les crampons accrochaient bien dans la neige dure. Ma tournée des sommets et belles pentes des Belleville se devait de passer par la Pointe de Thorens qui donna son nom à notre station. L'accès se fait par différentes voies. Ce jour-là, nous avons choisi  l'arête Nord-est, depuis le col de Thorens. -" A 100 mètres du sommet, nous avons stoppé notre progression : le vent montait et le brouillard s'épaississait. Il faut savoir s'arrêter à temps ! " Frantz sur l'arête de Thorens. Frantz dans le jour blanc. C'est une belle face avec barres et quelques crevasses sur la route pour mettre un peu d'ambiance. Dans le jour blanc, ce n'était pas raisonnable et nous avons assuré la descente. -" A peine arrivé en bas, le ciel s'est dégagé, juste le temps de faire la photo. " De jolis couloirs permettent de descendre la face Nord de l'épaule du Bouchet. La neige est généralement fraîche et tient bien. Mais attention ! Tous ces passages sont engagés et entourés de barres. Repérez bien le cheminement, serrez les fixations et évitez de perdre un ski ! -" Quand les conditions sont bonnes, je trace les 3 principaux couloirs dans l'après-midi. Cette face reste excellente tard en saison. "Christophe Guyon Montagnard complet et gros skieur hors-piste, particulièrement sur Val Thorens, il était ingénieur à Grenoble. Il disparut lors d'un footing dans le Vercors. Son corps fut retrouvé 6 mois plus tard ; il s'était cassé la jambe et n'avait pu prévenir aucun secours.  Jean-Lou Eberhart Guide et moniteur, fondateur du bureau des guides de Val Thorens en 1990. En 1988, Jean-Lou ouvre ces 3 couloirs. Au premier couloir, en descendant l'arête, il donne le nom de son ami Christophe, au deuxième, son nom et enfin le troisième : N.  -" Avec Christophe, durant l'hiver 1987, depuis le sommet du Grand Fond, nous avions repéré cette Face Nord et ses couloirs. Nous avions prévu de les ouvrir tous, tous les deux. La vie en a décidé autrement... " Sortie de virage délicate pour Luc. Vianney sort du passage en biais. Le couloir N et son cheminement tortueux à suivre impérativement, sinon : danger. Le pioupiou des neiges. Luc dans l'entrée du passage en biais. C'est un couloir dont il faut se méfier. Il commence par une belle pente fuyante, raide, qu'on ne suit pas jusqu'au bout, car il mène à une barre. C'est chaud ! Après avoir tracé sur la droite, puis à gauche, on entre dans le passage en biais, étroit et en dévers avec une barre à droite. C'est toujours chaud ! Un petit saut pour passer quelques cailloux et on attaque la partie finale.  -" Le soleil ne vient pas souvent sur cette face Nord. La neige est généralement excellente. Ce couloir est engagé. " Classiques, mais toujours de bon goût, les couloirs de la face Nord de Caron sont souvent excellents. -" Il était tombé 50 de peuf dans la nuit, le ciel s'est dégagé et nous avons pris la première benne. Top ! "Première pente engagée pour Romuald. Grosse peuf pour Perrine. La face Est de Caron offre des couloirs magnifiques, en neige fraîche ou de printemps. -" Prudence ! Les avalanches déboulent régulièrement, surtout au printemps lorsqu'il fait chaud. "Merci à tous et à bientôt. Planter le bâton dans l'pentu donne soif.  - " Marmotte sort d'hivernage, l'hiver touche à sa fin. J'ai dessiné de beaux virages dans la neige vierge. Les traces éphémères ont rapidement disparu, effacées par le vent ou une nouvelle chute de neige, plaisir inutile... Il est temps de retrouver " Roxane " et de me faire pousser par le vent de l'autre côté de l'horizon, un autre plaisir inutile... Je serai de retour pour Noël. " Je le connais celui-là, tous les hivers il revient en même temps que le froid et la neige. Je le vois depuis des lunes et des lunes ! Il passe son temps à grimper dans les endroits les plus pentus avec ses grands pieds plats puis il trace de beaux zigzags dans la neige à la descente en glissant et plantant son bâton.  Au printemps, il disparaît...  Un immense merci à tous les planteurs du bâton dans l'pentu. Toutes les photos présentées dans cet ouvrage sont de vous tous. - Gaëlle Nachon, Juan Pellissier, Lorie Fosse, Mick David, , Remy Terrage,Vianney Decrême, Frantz Hedrich, Vincent Guillon, Fred Chabert, Kevin Berthon, Gaby Rivas. - Jean-Philippe Cambray : www.jpphotos.fr - Romuald Behier : www.rphotography.fr  Merci et respect aux montagnards historiques de la vallée des Belleville : - Denis Bondier, Jeannot Gacon, André Bianchini, Jean-Paul Parent, Henri Bréchu, Serge Cachat, Jean-Lou Eberhart, Christophe Guyon, Alain Petex, Jean-Luc Ligeon, James Chevalier et Camille Rey : la légende des Belleville. Un grand merci à Nicole Rey qui m'a ouvert les archives familiales  relatant la carrière de Camille. Yannick Bondier, guide de la vallée, m’a fourni des indications précieuses, issues des topos originaux des premières réalisées par les guides : merci l’ami. Merci à Philippe Gilquin pour son redoutable carnet d'adresses. Gaël Sonokpon, Correspondant local de presse, retranscrit mes aventures depuis de nombreuses années. Tu as écrit la préface de ce livre, un grand merci. Merci également à Alain Drouillas, Christian Manet et Alain Auric pour leurs soutiens au quotidien. Je remercie toutes les personnes qui m'ont aidé et soutenu à réaliser ces courses. Les familles Feltrin, Morino et Therond à mes côtés depuis le début de mes aventures  (les bonnes et les mauvaises).