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Juin 2009, Perrine embarque comme co-skipper pour une petite croisière d'échauffement au Spitsberg. Elle vient tout juste de réussir le concours d'entrée à
 l'Ecole Nationale Supérieure Maritime.
Juin 2012, elle réussit les brevets d'officier polyvalent : pont et machine.
Juin 2016, elle est admise au brevet de capitaine.

A l'époque de la marine à voile, cela s'appelait :
capitaine au long cours.

Bravo !!!
 

Mercredi 22 juin

   

Île de Tahiti

Tout le monde rêve de naviguer jusqu'à Tahiti. Moi aussi !
Je vais enfin pouvoir confronter le rêve et réalité.

 

Isabelle Barbeau, Zaza pour les potes, habite à Moorea. Elle taquine la barre des lasers et autres dériveurs depuis de nombreuses années dans les régates internationales. Dans toutes les îles du Pacifique elle est plus connue que Tabarly. Cet été, elle arbitre le Tour de France à la voile.
Elle me conseille le Yacht Club de Tahiti à Arue, 4 km de Papeete. Etre introduit dans le milieu de la voile en Polynésie par elle est le meilleur passeport qu'il soit.
Merci Zaza. Reviens skier à Valto.

 

 
 

Les Marquises sont des îles montagneuses qui plongent dans la mer. Les Tuamotu sont des îles très basses qui sont formées par une ceinture de corail.
Tahiti est une île montagneuse qui plonge dans la mer mais il y a aussi une barrière de corail. Pour rentrer dans la passe, il ne faut pas se tromper de couleurs de balises !

 

 

Le génois a besoin d'un petit lifting : la bande U.V. est à changer. Benoit PARNODAU est un ancien coureur (looser) au large. Il se propose de faire le boulot, le contrat est signé.
Je viens de faire une erreur magistrale. Le travail est très moyen, bâclé et le délai de livraison élastique.
Une fripouille, Arsène Lupin mais sans la classe !
Mr Parnodau, S.V.P. changer de métier.

 

Tube de jaumière de la mèche de gouvernail.
Lors de mon gros talonnage en mer de Bering, une fissure s'était produite provoquant une petite fuite d'eau de mer. Un coup de meuleuse, un peu de choucroute, du tissu de verre, résine et les fonds du bateau devraient rester sec.

 

Fedor, soudeur alu refaçonne ma ferrure de bôme. 
Il travaille vite et bien, et en plus, il connait bien le tarif et les besoins des plaisanciers !
J'en profite pour faire une révision générale du gréement.

 

Papeete

Je prends le bus et je visite la ville et le port.
Une longue " promenade des anglais " qui longe le port marchand et la marina. Je traverse l'avenue et rentre dans le célèbre marché de Papeete : fruits, légumes, fringues, monoï, ukulélés, paréos, bijoux...
Derrière le marché, dans les petites rues, de nombreuses petites boutiques vendent un peu de tout et n'importe quoi.
La nuit tombée, ces ruelles deviennent de vrai coupe gorge. Tout le monde m'a prévenu :
Ne va pas là-bas de nuit !

 

 

Entre le port et la grande avenue, il y a une immense place et, le soir, les roulotes débarquent. C'est une spécialité polynésienne.
Style camion à pizza mais ils proposent une vraie restauration. Tables et chaises sont installées et le service peut commencer.
Chaque roulotte a sa spécialité : viande, poisson, asiatique... Une vingtaine d'ambulants se partagent le commerce et, ça marche très fort, bonne ambiance garantie.

La musique traditionnelle polynésienne.
Voilà quelque chose qui ne s'importe pas. Cela ne s'exporte pas très bien non plus et c'est bien dommage !
Les différents chants correspondent à des rythmes, des mélodies et des paroles bien précises. La tendance est vers un retour aux traditions pures et dures plutôt qu'une démonstration artistique folklorique.

Ukulélés, guitare et une poubelle renversée reliée avec une corde à un bâton, la main monte et descends le long du manche pour ajuster la note.
Et ça fonctionne à merveille.

 

Lundi 4 juillet

   
  Les travaux à bord sont terminés, avec plus ou moins de bonheur. La ferrure, la fuite au niveau du tube de jaumière plus quelques petits travaux sont bons. Le génois : bof !
Le Yacht Club de Tahiti est une bonne escale technique. Je remercie tous les gens qui n'ont bien accueilli.
Au mouillage il n'est pas possible de se baigner pour cause de sortie d'égout. On est loin de l'eau couleur turquoise et du sable blanc. De toutes façons, il n'y a pas de plage et tous les rivages sont privatisés : impossible de débarquer avec l'annexe, je la gare au YCT. Mais juste derrière le club il y a une grande avenue avec plein de voitures qui vont à donf. Sans véhicule, tu ne peux aller nulle part et le service bus est réduit au minimum.
Après 2 semaines d'escale, je quitte Tahiti sans regrets.

Direction : Moorea. A suivre...

 
 

Île de Moorea

Je mouille dans la baie d'Opunohu : eau turquoise, sable blanc et cocotiers. La célèbre montagne Mouaroa est magnifique et impressionnante malheureusement elle est impossible à gravir. Les mouillages sont réglementés et très limités sur l'île.

 

Je pars en expédition à pied et en un peu en stop. J'arrive à un belvédère d'où la vue est magnifique : devant moi, la baie d'Opunohu et la baie Cook. Derrière moi : 4 cars de touristes, des quads en expédition et des 4 x 4 à la pelle.

 

 

Les plages publiques ne sont pas nombreuses sur Moorea. Les autres sont squattées par les grandes enseignes de l'hôtellerie haut de gamme ou tout simplement par des propriétés privées.
La plage est blindée de monde du matin jusqu'au soir. Colonies de vacances avec des dizaines de gamins qui hurlent leur joie d'être ici, bandes de jeunes qui épongent des bières avec la sono à fond, excursions organisées en jet ski qui passent à fond au milieu du mouillage, bateaux à passagers, parachute ascensionnel, U.L.M... et la route nationale qui passe juste derrière.
 Aussi bien qu'à St Tropez ou Ibiza.

 

Je visite quelques sites archéologiques.
 

 

Les problèmes techniques s'enchainent, à peine arrivé au mouillage à Moorea, le sondeur tombe en panne. C'est l'instrument n° 1 à bord et sans sondeur c'est pas possible d'avancer. Au large pas de problème mais rentrer dans une passe puis trouver un mouillage sans sondeur, c'est pas possible. Autant faire un créneau en voiture les yeux bandés !
Je passe quelques jours à chercher une solution sur place sans succès. Finalement je commande en France et la sonde doit arriver à Raiatea dans quelques jours.
Un grand merci à Dominique et Gilles Feltrin qui font le relais en France.

 

Jeudi 28 juillet

     

Île de Raiatea

Une journée et une nuit de mer m'amène à Uturoa.

 

 

La rue principale d'Uturoa

Une piste permet de monter au Mt Tapioi, 350 mètres.

Le motu de rêve dans la passe de l'île Tahaa.

 

 

 

 

Je quitte le lagon qui réunit les îles Raiatea et Tahaa par la passe Paipai, quelques dizaines de mètres de large seulement et ça déferle de chaque côté, en plus il y a du gros courant.
Mais ça passe !

 

Île de Bora-Bora

Le 4 août, en fin de journée je rentre dans le lagon sous un gros grain.
 

 

Je mouille devant Vaïtape par 30 mètres de fond, pas facile ! Je débarque sur la plage qui ressemble plus à un dépotoir à ordure qu'à une plage. Un panneau m'indique clairement que je ne suis pas le bien venu.

 

Dans la journée je me dirige vers un autre mouillage : impossible de débarquer sur aucune
 plage : propriété privée, défense d'entrer, attention chien méchant...
 

 

 

Le mieux que je puisse faire est de quitter cette île au plus vite. Désolé de casser le mythe mais l'ambiance dans le quartier est détestable !

 

Île de Maupiti

Quelques heures de route sous spi m'amène sur
une île magnifique.

 

 

 

 

La passe 'Onoiau n' a pas une bonne réputation, très étroite et exposée au vent de l'île. C'est la seule passe d'entrée. Il ne faut pas se présenter devant par mauvais temps.

 

l'île Maupiti fait partie de l'archipel de la Société et plus précisément des îles sous le vent.
Je suis un peu fatigué de l'ambiance qui se dégage des îles principales que je viens de visiter. Ce sont des endroits magnifiques à découvrir à partir des hôtels haut de gamme, ils savent recréer l'ambiance polynésienne et ont squatté tous les bons spots, quelques locaux nantis ont privatisé le reste.   

 

Maupiti à tous les attraits
de l'île parfaite.
La montagne, le sable blanc, l'eau turquoise, le lagon, la barrière de corail et les cocotiers sur les motus dont je peux faire le tour à pied sans qu'on me lâche les chiens.

 

 

 

Je passe une première nuit au mouillage derrière la pointe Tamaupiti. Je débarque sur la plage du motu. Il y a quelques farés de pêcheurs, tous me saluent.
 La traditionnelle gentillesse des Polynésiens est ici naturelle. 

 

La pointe Hotuparaoà domine le lagon.

" Roxane " au mouillage devant la mairie de Maupiti.

Les pêcheurs ont leur méthode pour garer leurs barques.

Hinao

La bière de Tahiti accompagne toutes les fêtes des jeunes et de tout le monde en général. Les gens d'ici sont très accueillants. Il me suffit de marcher dans le village pour me faire interpeller :
 

" Eh ! le popa, tu viens d'où ?
Tu veux une bière ? "
 

 

 

Je fais la rencontre de Tevae. Elle confectionne des colliers, bracelets et autres objets en coquillages.
Elle vend également des perles d'huitre qui viennent des Tuamotu. Il y en a de toutes les formes et de toutes les couleurs, pas une pareille.
Je lui en achète quelques unes, elle m'offre un bracelet. Merci Tevae.

 

Un sentier escarpé mène au sommet du mont Tiriano, environ 400 mètres de dénivelé. La vue est magnifique.

 

Le mouillage devant le village est magique :
que tu sable blanc.

Suivez mon index droit pour trouver " Roxane ".

 

 

 

Mercredi 10 août

 

 

 

Je quitte Maupiti pour Maupihaa, 200 km dans l'ouest-sud-ouest. Une île presque déserte.

 

Atoll de Maupihaa

De forme patatoïde, 6 km de diamètre, un motu, une dizaine de farés répartis sur une plage de sable blanc de 8 km et 15 habitants qui vivent du coprah.

Et, surprise ! Il y a un Ski Club dont la présidente est Hinna.
Pour info, elle n'a jamais vu la neige. Par contre son accueil est redoutable et ça va durer 3 jours.

 

Peu de voiliers font escale ici. La passe n'est pas évidente et la carte est complètement fausse : une erreur de 180 mètres dans le sud-ouest et aucune des balises n'est présente.
Le motu est magnifique. Il y a 2 mouillages : North Pole Beach et South Pole beach relié par une piste de 7,3 km. Sur l'atoll il y a 5 véhicules.

 

 

io,
en plus du coprah est cultivateur : papaye, ananas, citron, basilic, raisin, pakalolo...

 

Fernandino,
coprah et pêcheur ligne et harpon. La preuve par les photos ci-dessous.

 

Tivao,
coprah, brasseur et cuisinier du motu.

 

 

Le poisson abonde dans le lagon et pas besoin d'aller loin. Mais il faut se méfier des requins qui sont ici très agressifs. Les gens chassent toujours à 2.

 

Pour la cuisson : facile.
Barbecue, quelques feuilles de palmier séchées et bois de coco.

 

Les crabes de cocotier sont énormes et au gout, ça vaut largement la langouste. Ils vivent autour des cocotiers et il faut les attraper la nuit avec une torche : facile.

 

Une partie du poisson est coupé en petits morceaux est trempe dans le jus de citron.

Il faut râper la coco et la presser pour extraire le lait de coco et le rajouter au poisson cru.

On met tout sur la table et on mange avec les doigts.

La bouteille en plastique c'est de la bière locale :

Jus de fruits local, levure et sucre.
Tu laisse fermenter et ça marche !
 

 

Les bonnes soirées se finissent toujours en musique.

L'accueil des gens de Maupihaa a été très largement au dessus de tout ce que j'ai eu l'occasion de rentrer en Polynésie.

Merci à vous tous. Continuez à vivre heureux sur votre île du bout du monde.

 

 

 

Maupihaa est l'atoll accessible le plus à l'ouest de la Polynésie, en sortant de la passe je la quitte définitivement. Une page importante se referme mais la route est encore longue...

 

 

 

 

Dimanche 14 août 2016

 

 

Cap sur la Nouvelle Zélande. A suivre...

 

 

 

 

 

 

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