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Janusz Kurbiel
Navigateur de l'Arctique depuis plus de 30 ans.
1er français à franchir le passage du nord-ouest dans un sens puis dans l'autre, et plusieurs fois. Ni l'archipel du Svalbard ni le Groenland n'avaient de secrets pour toi. Aucun Viking ne te résistait. Tu es également le concepteur de la célèbre série de voiliers d'exploration polaire : Les Vagabonds
Au fond d'un fjord, sur la côte ouest du Groenland, un matin d'août 2016 tu ne t'es pas réveillé.
Sacré Janusz, tu as bien choisi ton dernier camp de base. Sur la banquise, entre ours blancs et phoques, tu vas regarder dériver les icebergs sous le soleil de minuit.
Tu avais écrit la préface d'un de mes carnets de voyage et j'en suis très fier, merci.

 

 

Je n'oublierai pas de venir de rejoindre un jour pour un bon apéro. Salut l'ami et plein de bises à Joëlle.

 
 

Carte numérique et trace G.P.S. ne sont pas toujours d'accord. Globalement les cartes sont justes et ont peux se fier à elles.
Mais pas toujours. De temps en temps il y a des grosses erreurs. A Maupihaa il y avait un décalage de 180 mètres entre carte et G.P.S. mais dans la baie d'Asau, Samoa, rien ne va plus. Il faut s'en rendre compte rapidement et entrer dans la passe puis dans le lagon à vue, pas au bruit, à vue !

 

Depuis quelques semaines je n'avais pas eu de problème mécanique et je commençais à m'inquiéter. Mais la nuit dernière la ferrure qui relie le bas du hauban à la cadène a explosé. J'ai vu le pied de mât se soulever plusieurs fois avant que je ne le sécurise par un ficelage en fibre vectran, sorte de kevlar. Puis je suis monté jusqu'aux barres de flèche pour assurer une drisse carbone supplémentaire.
J'ai échappé à la catastrophe ultime : le démâtage.

Sous voilure réduite je rentre dans le lagon de Wallis.
Ouf !

Reste plus qu'à trouver une solution pour continuer la route.
 

Samedi 10 septembre

A près avoir franchi la passe Honikuklu,

 
 

 je mouille devant Mata Htu la ville principale de l'île.
Je débarque, visite le front de mer, fait quelques courses mais je rentre rapidement au bateau car la météo n'est pas très bonne et le mouillage exposé.

Je dégage sur un autre spot abrité d'un motu.
Le premier jour la météo est agréable et je pars en visite à terre.
Ilots déserts, cocotier, sable blanc et eau turquoise. C'est magnifique.

 

Je profite de l'accalmie pour bricoler les haubans. D'après les vents généraux et la route à suivre je devrais rester toujours sur le même bord : bâbord amure.
Je démonte la chape du galhauban de droite pour la mettre au hauban de gauche et je fixe le galhauban avec un transfilage de bouts vectran.
Ensuite je monte au sommet du mât pour fixer 4 drisses de secours qui viennent soutenir les galhaubans : 2 de chaque côté.
Plus, à partir des barres de flèches je fixe encore 4 drisses pour aider les haubans : 2 de chaque côté.
Avec ça, je devrais pouvoir rallier les Fiji puis la Nouvelle Calédonie. Au ralenti, bien sûr, j'ai ai pour 20 jours.
En démontant et regardant de plus près, je me suis aperçu que l'ensemble des fixations des câbles n'était pas en très bon état général : galhaubans et haubans à changer.

 

 

Et le soir même les ennuis en remettent une couche. Le mauvais temps fait son retour : pluie, grains violents et courants dans tous les sens. Le mouillage est exécrable.
Vers 2 heures du matin l'ancre dérape une première fois mais raccroche. Peu après elle dérape de nouveau. Toutes les alarmes se mettent en route : G.P.S. et sondeur.
Sous le vent le reef se rapproche, ça commence à craindre !
(après avoir tordu mon ancre plate à Suwarrow, j'ai récupérer une ancre type "soc de charrue " qui s'avère être de très mauvaise tenue. Mais je m'en aperçois trop tard)
Je remonte à l'arrache la chaine et c'est à ce moment là que le guindeau se met à fonctionner de travers : il ne s'arrête plus de remonter la chaine qui vient se coincer dans le davier. Tout est bloqué, en vrac. Jusqu'au lever du jour je tourne en rond dans la baie sous les grains. Quand la nuit blanchie je reprends le chenal de sortie, direction la passe et le large.
 

 

Jeudi 15 septembre 2016

 Sous voilure très réduite je trace sur Nouméa. Aux Fiji, il n'y a pas de marina et sans mouillage je ne peux rien faire. Je dois rejoindre un vrai port pour fixer tous ces problèmes. Pendant 4 jours le vent est favorable et je longe l'île Futuna puis les Fiji.

 

 

Mercredi 21

Le vent me laisse tomber. Le courant me déporte vers le nord puis dans le sud. Pendant 8 jours je n'avance pratiquement pas. Il y a 2 journées où je vais même faire de la marche arrière.

 
     

Jeudi 29

Le vent rentre doucement en matinée, forcissant progressivement et dans le bon sens : sud-est, alizé normal.

 
     
 

 
     
 

Puis le vent me laisse tomber pendant encore 2 jours. Jamais je ne suis allé aussi lentement.

 

Samedi 8 octobre

Pour ne pas franchir la passe de nuit je ralentis la vitesse toute la journée et toute la dernière nuit.  
 

Au lever du jour, je franchi la passe de la Sarcelle, extrême sud-est de la Nouvelle Calédonie. La route est encore longue pour arriver jusqu'à Nouméa, plus de 200 km à slalomer à travers les mines de corail et autres hauts fonts qui encombrent le passage.

 
 

A 18.00 heures je rentre dans le port de Nouméa et je ramène le mât. Les haubans, ça tient très bien avec des bouts de ficelle !

 

Du VECTRAN

de chez

COUSIN-TESTEC

 

" Roxane " au mouillage à Nouméa
après 21 jours de traversée depuis Wallis.

 

Je répare les dégâts et je vais boire l'apéro.

 

J'appelle par V.H.F. la capitainerie : pas de place à quai,
 je dois rester au mouillage à l'extérieur..
Comment je vais faire pour réparer tout le bordel au mouillage ?

 

Marie Hélène, ex-skieuse de Valto m'attend sur le quai.
Elle et son mari Alain ont un bateau depuis longtemps et connaissent du monde dans le milieu :
le lendemain, " Roxane " est à quai à Port Moselle.
Malheureusement, ils rentrent en France pour un mois.
Ils me présentent leur pote : Max.
Il a également un voilier et a beaucoup navigué. Il sait ce dont a besoin un pauvre navigateur solitaire avec un bateau en vrac à l'autre bout du monde.

Avec l'indispensable Max, il connait toutes les zones techniques de Nouméa, en quelques jours j'ai tout en main pour remettre le bateau en ordre.

 

Je remplace les 2 haubans et les 2 galhaubans.

 

Max me donne un sérieux coup de main.

 

 

50 mètres de chaine neuve, un nouveau relais et nouvelle télécommande.

 

Incroyable ! Mon radeau de sauvetage n'a pas été révisé depuis 2004 et il s'est gonflé au quart de tour.
Le boudin et la tente sont dans un état surprenant. Je regrette presque d'en avoir acheté un nouveau.

 
 

Le jeudi 20 octobre le bateau est prêt.
Merci Max.
Il me reste un petit travail : mettre en place la sonde correctement mais il faut sortir le bateau de l'eau. J'avais installé la sonde à l'intérieur avec de la pâte de plombier mais le système n'est pas très fiable.
Je dois la mettre en place de l'ancienne.

Et c'est là que les ennuis recommencent. Maintenant je n'ai plus besoin de naviguer pour en avoir !

 

Trop sûr de lui, trop rapide, le crétin de grutier soulève le bateau en pliant l'hélice et l'arbre.


Je devais rester hors de l'eau une heure, je vais rester plus de dix jours sur le chantier à attendre que le matériel arrive de France, d'urgence par avion.

J'ai un profond respect pour les grutiers, c'est pas un métier toujours facile, mais des crétins comme ça, je n'en avais jamais vu

10 jours à sec sur le terreplein... les boules.

Vendredi 21 novembre

     
 

Avec Adèle, infirmière à Nouméa l'été, Philippe régulièrement en vacances ici et Marie Hélène on aurait pu
ouvrir une école de ski :
4 moniteurs de ski de Valto en Nouvelle Calédonie.

 

Philippe est un bon marcheur et il m'emmène dans les montagnes. Les chemins de randonnée sont bien balisés.
Le terrain est idéal pour marcher et l'alizé rafraichit l'air, particulièrement sur les crêtes.

 
 


La Nouvelle Calédonie est la 2ème réserve de nickel mondiale. Le paysage est dévasté par les mines à ciel ouvert, surtout dans le sud de l'île. Depuis peu, les compagnies minières ont l'obligation de replanter lorsque l'exploitation de la mine prend fin.

La 2éme randonnée nous emmène au sommet du mont Malaoui, 600 mètres de dénivelé avec un sentier qui monte droit dans la pente.
Le pic surplombe la ville de Nouméa.
Au loin on peut apercevoir la barrière de corail qui entoure entièrement l'île :
 plus de 700 km du nord au sud.
Pour comparaison, la Corse est 4 fois  plus petite.

Mercredi 2 novembre

Les jours passent sans qu'on s'en aperçoive et la mauvaise saison approche, les cyclones sont potentiellement de retour, bien que le dernier date de 2004 et il n'était pas très fort : moins de 200 km/h.

   

.

 

 

Je fais plein de fruits et légumes au marché, sur le port.

Prochaine escale au pays des kangourous,
environ 10 jours de mer.
Merci Marie-Hélène, Adèle, Philippe et Max.

       
  Lundi 7 novembre    
 

Enfin prêt, je largue direction l'Australie, côte est.

   

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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