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J'ai quitté progressivement la zone tropicale et je me trouve en pleine zone tempérée. Un peu comme chez nous, le vent souffle un coup d'un côté, quelques jours de l'autre. Cela rythme mes étapes : vent contraire je reste au mouillage et vent dans le bon sens, je trace de la route. Depuis Coffs Harbour je suis cette stratégie logique, il suffit d'avoir les fichiers grib (vent) et la navigation devient un jeu d'enfants, presque. De plus, sous ces latitudes la prévision météo est beaucoup plus lisible et fiable que dans la zone alizé. La température a baissé d'un cran. Chaussettes, short à manches longues, blouson et petites polaires sont ressortis du sac, pour les coups de vent du sud. Sinon, vent du nord, il fait chaud, nous rentrons dans l'été austral. Un matin, le thermomètre affichait 13°. Changement d'ambiance !

 

Vendredi 23 02.00 h

       
 

Les alarmes de mouillage ont sonné en pleine nuit, dès que le vent a tourné. A 2 heures du matin je lève l'ancre. A la sortie de la baie " Roxane " est sous voile. Les 2 premiers jours, ça souffle fort, au portant, voilure réduite, le compteur défile...

En route pour le sud : Tasmanie.
4 jours et nuits de traversée.

  Dimanche 25 décembre  

 

Dans la nuit de Noël, le vent a faibli et je peux envoyer le spi. Je fête mon 3ème réveillon en mer, 1992 et 1993 lors de mon premier tour du monde.
Et c'est sous un soleil radieux que "Roxane " fait son entrée dans les 40ème, rugissants ou souriants selon les jours. Cette année, Eole respecte la trêve de Noël et sera mon cadeau.
Un réveillon de Noël sous spi me change de ma traditionnelle descente aux flambeaux.
Mais je ne dois pas trainer car une bonne cartouche contraire est prévue pour demain.

 

Lundi 26 décembre 06.30 H

     
 

 
 

Une dernière nuit sans dormir dans une brume épaisse à ne pas voir l'avant du bateau et à 6 heures du matin je mouille dans Shoal Baie, Tasmania.
Quelques heures plus tard un gros vent du sud rentre et je suis bien content d'être à l'abri.

 

Le mauvais temps dure, de la pluie, du brouillard, de la brume, humide, presque froid et du vent... Impossible de débarquer une seule fois.

J'ai l'impression d'avoir été téléporté en mer de Béring.

 

Jeudi 29 décembre

Au lever du jour je reprends la mer. La pluie s'est arrêtée mais le ciel gris et bas persiste mais le vent souffle du bon côté.

Toute la journée j'aligne de la distance pour être à l'abri ce soir. Une autre cartouche contraire arrive dans la nuit.
Je tourne l'île Hippolite et de le Cap Raoul et je rentre dans la Baie de la Tempête en direction de Hobart.

Je ne vais pas à Hobart. La célèbre course Sydney/Hobart arrive en même temps : 150 voiliers dans le port prévu pour 20 ça va être un gros bordel. Je me dirige vers Howden, une baie au sud.

Je trouve un mouillage tranquille au fond de la baie.

 

Le matin du 31 je descends en stop de bonne heure à Hobart. La ville est encore déserte mais en fin de matinée les touristes arrivent par car entier et rapidement les rues sont saturées.

 
 

La course Sydney /Hobart fait toujours recette. Le port est surchargé de voiliers et les pontons deviennent rapidement inaccessibles.

Après un bon burger je fais du stop dans l'autre sens et rentre à la maison en passant par la case supermarché..

Dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017

 

 

 

 

Il n'y a personne sur l'eau et de bonne heure je lève l'ancre, cap au sud. La famille cygne noir passe, le papa, la maman et les cinq petits.  

 

Escale à Oyster Cove. Je retrouve Colin qui m'avait pris en stop. Il m'emmène chez son frère pour le repas de midi et un bon coup de rouge. Merci les amis.
Le temps reste bouché, pluie et crachin presque permanent. Je passe la nuit au mouillage.

 

Difficile de trouver une bonne fenêtre météo pour tourner la pointe sud de la Tasmanie. Je ne navigue pas dans une région très hospitalière, en plein milieu de l'océan et dans le mauvais sens.

  Terminé l'océan Pacifique...    

L'île Mewstone : 43°44 S ; 146°22 E

C'est le " Cap Horn " de la Tasmanie,
le rocher le plus au sud.
C'est également la frontière entre
le Pacifique et l'Indien.

17000 km parcourus en 9 mois depuis le 12 avril 2016.

 

 
 

The Great Bight of Australia : La côte sud de l'Australie, de la pointe sud-ouest, (le cap Leween), au sud de la Tasmanie, (ce rocher), forme un grand golfe de 3000 km en ligne droite.
Situé en limite nord des 40ème rugissants, il a aussi bonne réputation que le golfe de Gascogne, ou mauvaise selon la météo et il est 5 fois plus grand.
En hiver c'est cartouche d'ouest permanente, mission impossible. En été ça passe, pas tous les jours mais c'est jouable.

 

Mercredi 4 janvier

Le temps s'arrange dans la dernière journée et je finis sous spi sous un magnifique soleil.

En fin de journée je franchis la passe de
Macquarie Harbour.
Hells Gate : la porte d'entrée est très étroite, longue, tortueuse et blindée de courants.
 La nuit tombe lorsque j'arrive au mouillage.
Je suis mort de fatigue mais une solide étape s'achève (sans casse). Ouf !

 

 

Maquarie Harbour est une mer intérieure de plus de 30 km de long. A son extrémité sud-est se termine la Gordon River navigable sur 40 km. Elle descend de l'intérieur de la Tasmanie.

 

Je remonte jusqu'au bout de la partie navigable. Plus en amont le courant accélère et la rivière prend des allures de torrent. Je fais demi-tour et passe la nuit à quai. Il n'y a que 3 possibilités d'accoster, 2 au début et celui là presque à la fin.

 

En kayak je remonte une petite rivière qui coule depuis un vallon pour arriver à une belle cascade qui se jette dans un petit lac. La nature est impressionnante. 
La cabane a abrité des ouvriers dans le passé pour un projet de barrage qui a vite été abandonné. C'est la seule construction sur toute la rivière.

 
 

Je passe quelques jours dans ce paradis perdu. Il n'y a pas de carte pour venir ici, il faut naviguer à vue, au sondeur et au touché. Je ne vois aucun bateau qui est le seul moyen d'accès pendant mon séjour.
Et j'ai de la chance avec la météo, l'été s'est installé : soleil et chaud toute la journée mais les nuits sont fraiches.


Une à l'envers, une à l'endroit... chercher l'erreur.

 

Le jour se lève sur la Gordon river.
Tout est calme, la nuit a été fraiche,
11 ° et la brume se dissipe.
La journée sera belle.

 

Les bagnards arrivaient par bateaux qui devaient emprunter la seule passe d'entrée dans Maquarie Harbour.C'est pour cette raison qu'elle s'appelle :

Hells Gates - Les Portes de l'Enfer

 


 

A la fin du XIXème siècle plus de 1200 condamnés aux travaux forcés se sont succédés  dans ce bagne particulièrement dur. Le climat est rude sur la côte ouest de Tasmanie soumis une grande partie de l'année au régime des vents d'ouest des 40°  rugissants. La mortalité était très importante. La principale activité était la coupe de bois pour charpentes et fabrication de bateaux. Une quinzaine d'hommes seulement ont pu s'en échapper.

 

 
 

Croquis d'époque. Les constructions étaient principalement de bois et la végétation a repris le dessus, l'île est entièrement reboisée. Seules quelques ruines de bâtiments subsistent.

 

 

Le four à pain

Le cachot

La cuisine

L'église

 

Samedi 7 janvier

J'arrive à Strahan qui est le seul port dans Maquarie Harbour. L'économie principale est la pêche : poissons, crevettes, homards...
Il y a également de grosses fermes d'élevage de saumons.
Le deuxième bizness est le tourisme. Les gens viennent de toute l'Australie pour visiter mais aussi beaucoup du Japon par bus entier.


La ligne historique entre Queenstown et Strahan a été
restauré et la vieille locomotive à vapeur remise en service.


Il y a eu dans le passé beaucoup d'exploitations de mines dans la région et Strahan est un haut lieu de la colonisation. Ces maisons datent du XIXème et ont conservé leurs cheminées de briques très caractéristiques.

Il n'y a plus en Tasmanie aucun aborigène,
ils ont tous été massacré à cette époque.

Mercredi 11 janvier.

  Je trace pour rejoindre la côte sud de l'Australie.  

A suivre...

 

 

 

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