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" Voyage au Spitsberg "

Une île entre le cap Nord et le pôle Nord.
Carnet de voyage # 2
72 pages de photos et textes,

mis en page et édité
par Luc Dupont

Lucos Édition

prix : 18 €
+ 3,80 € de frais d'envoi
(Port offert pour l'achat de 2 livres)

I.S.B.N. : 978-2-9544437-1-3

 

 

La saison 2014 commence bien ! Le 27 mai je débarque en transit à l'aéroport de Chicago. Au control des douanes, l'officier effectue des recherches sur son ordinateur et rapidement me demande mon billet retour. Comme je n'en ai pas pas étant donné que je repars en bateau, il m'envoie dans un local annexe où se trouvent déjà une vingtaine de personnes. Je reste là environ 4 heures sans que je puisse m'expliquer. Finalement un autre officier vient me chercher et me conduit dans une autre pièce. En quelques secondes je me retrouve avec une paire de menottes aux poignés. Il me fait remarquer que l'an dernier j'ai quitté les U.S. après l'expiration de mon visa. Il ne me demande pas d'explications, c'est un fait ! C'est vrai. J'ai fait cela sur les conseils du douanier d'Anchrorage qui n'a pas voulu se déplacer pour me tamponner mon passeport. Pas de problème, m'a-t-il assuré. Quand un douanier dit " rouge " et un autre dit " bleu " cela fait du " marron ". Tu mélange du rouge et du bleu et tu obtiens du marron, la même couleur que la merde que tu chie tous les matins en allant sur le trône. Et, dans la merde, j'y suis ! Avec ma carte bancaire il achète un billet retour et après 11 heures de garde à vue ils m'embarquent dans l'avion, toujours avec les bracelets en inox et retour à Paris.
Après 4 semaines d'attente et de négociations j'obtiens un visa auprès de l'ambassade U.S. et le 29 juin je suis de retour à Seldovia. Bilan : 5 semaines et 6000 € de perdu. En mer et en montagne je me méfie toujours de la nature mais à terre, pas suffisamment de la nature humaine : encore un coup de poignard dans le dos.
 

 

Je remercie profondément Dom et Gilles Feltrin qui m'ont accueillis à mon retour à Grenoble
et ont fait tout ce qu'il était possible afin de me remonter le moral durant mon exil.

 

 

Charles Hedrich enchaîne les premières dans la catégorie sports extrêmes, notamment à la rame : traversée de l'Atlantique nord depuis Terre Neuve, tourne les Canaries puis le Cap Vert et re-travverse l'Atlantique jusqu'aux Antilles, en solitaire, sans escale ni assistance.
 L'an dernier il rame dans le passage du nord-ouest. En partant du détroit de Béring il rejoint Tuk où il hiverne son canot. Dans quelques jours il repart pour terminer la route jusqu'à Upernavik, Groenland.
Bonne route Charles ! A suivre sur

www.charleshedrich.com

Le mardi 24 juin nous étions invités par Patrice pour parler de nos aventures au
 JT MONTAGNE sur TV8 Mont Blanc.

 
 

Finalement je rejoins Seldovia après 4 jours d'avion et 4 nuits à dormir dans différent aéroports. A Boston les douaniers m'ont encore posé des problèmes et beaucoup de questions : 2 heures de négociations diplomatiques et je sens bien que le cowboy meure d'envie de me renvoyer encore une fois à la maison. Il tamponne finalement mon visa mais le 1er août je dois dégager des U.S. Mes sacs sont fouillés sans ménagement et en plus je me sens obligé de leur dire merci. No comment.

Heureusement je suis bien reçu à Seldovia et tous les potes, qui suivent l'affaire depuis le début, me propose leur l'aide. De plus, le temps est magnifique, presque trop chaud.

 

A peine arrivé, j'attaque les travaux sur " Roxane ". Mise à l'eau dans environ 2 semaines.

 

 

 

Margy et Byron habitent à 100 mètres du chantier. C'est près de leur chaudière que le safran a séché tout l'hiver. Son atelier est à ma disposition 24 heures sur 24 avec tout l'outillage nécessaire : aux U.S. le courant est du 110 volt et je ne peux utiliser aucuns de mes outils électrique. Leur maison est également ouverte : douche, machine à laver et une assiette pleine tous les soirs plus café à volonté. Je bosse 14 heures par jour et je n'ai pas le temps de me faire à manger. Dans ces conditions les travaux avancent rapidement et en 10 jours " Roxane " retrouve un safran mieux que neuf.

 

Déborah et Mark m'aident à changer un hublot qui mesure 2,5 mètres de long. Travail pas facile !
Rapidement le hublot est en place :
mieux que neuf .

Ils s'apprêtent à partir pour une longue retraite à bord de " Celestial Sea ", un voilier de 13 mètres qu'ils préparent depuis un an. Leur programme est simple : tourner en rond autour de la planète.
Bonne navigation !

 

Depuis toujours les barres de flèche me causent des problèmes récurant. J'en ramène de France conçues de façon différente. Une journée de perçage et d'ajustage et le mat est prêt.
Jim débarque avec son camion grue et rapidement l'affaire est terminée. Il ne veux pas un dollar pour le déplacement.


J'ai la forte impression que tout le monde s'est donné le mot afin de faire le maximum pour m'aider.

Mark et Ted viennent m'aider pour la mise à l'eau. 
 

Teller conduit le tracteur du chantier à la cale.
Tout en douceur !

14 juillet 2014, enfin dans l'eau.
Qu'une eau pure abreuve mon sillage...



Byron

Margy

Camilla

Megan

Ted

Dean

 

Difficile de remercier toutes les personnes qui m'ont particulièrement aidé. L'Alaska est un pays loin de tout et l'entre-aide se pratique de façon naturelle.
Merci à tous.

 

17 juillet 2014

La mauvaise nouvelle (encore une), mon téléphone satellite ne fonctionne pas et je n'ai plus le temps de régler le problème : la saison va se dérouler à l'aveugle pour ce qui concerne la météo. Le baromètre et les rhumatismes m'indiqueront l'arrivée du mauvais temps.
A part ça, tout a l'air de fonctionner normalement.

 
 

Direction : Prince William Sound, au nord du golfe d'Alaska.

 
 

 
  Vendredi 18 juillet 

La météo n'est très bonne : vent mou, ciel couvert, crachin et parfois de la pluie. Après 40 heures de navigation dont beaucoup de moteur je rentre par Prince of Wales Passage.
 

 

Les baleines sont nombreuses dans le secteur.

 

 

Prince William Sound est une sorte de mer intérieure entourée de hautes montagnes et de fjords. De nombreux glaciers se jettent directement dans la mer. C'est un spot réputé pour l'héli-ski en hiver. Bien considéré, avec mon œil de montagnard avisé, nos Alpes n'ont rien à envier à ces montagnes. Certes, l'ambiance est magnifique mais pour le ski dans la pente : je reste en France.

 

Je reprends rapidement la pêche et le séchage du poisson.

Trouver un mouillage pour nuit est facile. L'ambiance est grandiose. Les glaciers surplombent la mer, la végétation abondante.

 

 

Le Yale glacier se jette au fond du fjord et quelques growlers partent à la dérive. Rien de comparable avec le Groenland. Le secteur occupé par la glace est très limité.

 

Une loutre des mers se prélasse sur un glaçon. Je tourne autour quelques instants. Elle n'a pas l'air très surprise de ma visite. Il est vrai que de nombreux bateaux à passagers visitent le secteur et la vie semble moins sauvage que dans l'Arctique.

Je prends conscience que je deviens difficile !
 

 

Après un dernier resserrement je rentre dans la baie de Valdez. Le soleil se montre enfin. Quelques glaciers surplombent la mer. Je croise de  nombreux bateaux de pêche : le saumon et le flétan font tourner l'économie locale.

 

 
 

Port Valdez est le point d'arrivée du pipe line en provenance des plateformes pétrolière de l'Arctique, plus de 1500 km au nord. De là, il est chargé dans les pétroliers en direction de Seattle. C'est à quelques kilomètres de la sortie du port qu'en 1989, L'Exxon Valdez s'est échoué causant une catastrophe écologiste sans précédent en Alaska.

 

Lundi 21 juillet 2014

Du pétrole et des touristes...
Après 6 saisons passées dans le nord, le retour à la civilisation est dur. L'ambiance est différente. Sur les pontons les gens se croisent mais ne se parlent pas, à peine bonjour.

Je ne reste qu'une nuit. Demain je charge de la nourriture pour plusieurs semaines et je trace dans le sud.

Mardi 22 juillet

   

La mauvaise nouvelle : je quitte l'Alaska
La bonne : je quitte les U.S.
La 2ème bonne : mon téléphone satellite re-marche.

A suivre...

   

 

 

 

 

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