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  Jeudi 13 avril. 04.00 h        Je quitte Albany. Un an, jour pour jour après mon départ de Puerto Vallata, Un an de navigation continue.  

Je dis au revoir à tous les potes du P.R.S.C. Merci pour votre accueil, chaleureux, amical et plein de bons services.

La veille du départ j'amarre " Roxane " au quai de la ville, dernières courses, poste, mon courrier est enfin arrivé et je fais la tournée des amis.

Le 6 novembre 1993, à bord du "Furieux " je disais définitivement adieu à Albany, persuadé que je ne reviendrai jamais ici. Et pourtant ma route est repassée par là. Mais cette fois c'est sûr.

 

 
 

La nuit est encore noire quand je quitte la baie. La météo est bonne pour plusieurs jours, vent portant tout le long. Je longe la côte sud ouest jusqu'au cap d'Entrecasteaux puis je tourne dans le nord ouest afin de sortir définitivement de la zone des vents d'ouest. Dans l'après midi je passe près de l'endroit où le 19 janvier 1993 la Marine Nationale Australienne m'a prise en remorque, moins de 100 km du port : j'était presque arrivé ! Je venais de faire 2000 km sous gréement de fortune et il ne me restais qu'une journée de mer.

 
  Samedi 15 avril (J+2)  
 

J'en ai définitivement terminé avec le Great Australian Bight et l'Australie. J'attaque la véritable traversée de l'océan Indien. Les gribs annoncent du vent portant sur toute la zone. Encore 3 jours et je serai dans la zone alizé. Je vais faire une traversée record ! 3000 km jusqu'à Rodrigues, Maurice.

 

Je retrouve rapidement mes potes et le rythme du grand large. Les 4 premiers je fais une moyenne remarquable et si ça continue je vais claquer le record de la traversée.

 
  Mardi 18 avril (J+5)  

 

Malheureusement la météo n'évolue pas dans le bon sens. L'anticyclone se renforce et gagne dans le nord. Je me retrouve dans la bulle, pétole complète, plus un pet d'air pendant 4 jours. Quelques petites brises, souvent contraires, me font redescendre dans le sud ou repartir en direction de l'Australie. Je n'avance pas ! Je passe des nuits entières, voiles en bas à tourner en rond et dériver au grès des courants. Pourtant les Pilots Charts annoncent 80 % de vent de sud-est ou sud, 15/25 nœuds.

 
  Vendredi 21 avril (J+8)  

Le vent rentre du sud, doucement puis dans la soirée ça monte. J'aligne 3 bonnes journées mais la mer est cabossée, des vagues dans tous les sens avec une houle qui arrive du sud-ouest. Je ne peux pas lâcher les freins complètement.

 

Progressivement le vent tourne à l'est et mollit, puis reprends, pas très stable.
J'assai de trainer la ligne mais je n'attrape rien.
Ce matin j'ai vu des poissons volants et des méduses à voile, signes que je suis bien dans les eaux tropicales, mais le temps a du mal à se mettre au beau, le ciel est souvent chargé.

L'alizé est bien installé mais c'est mou. Je n'avance pas vite, la moyenne journalière n'est pas terrible.  La situation est douce mais pas très confortable : les vagues croisées secouent le bateau dans tous les sens. Je dors cramponné à la couchette. Les voiles fatigues à claquer dans le roulis. L'anticyclone me poursuit, la pression ne descend jamais en dessous de 1025 hPa.
Mais j'avance...

 

Vendredi 28 avril (J+16)

   

Enfin j'attrape mon premier poisson : un thon.
J'ai à manger pour trois jours. Il passe direct dans la casserole.

La température est montée d'un cran, plus besoin de chaussette, ça tombe bien elles commençaient à sentir pas très bon.

Pas beaucoup d'électricité : peu de vent, de l'arrière, l'éolienne ne tourne pas et le ciel est souvent nuageux donc le panneau ne donne pas beaucoup. 

 

 
 

Le vent finit par me laisser tomber. L'anticyclone se renforce et me rattrape, le baro remonte à fond, mon moral redescends. Je fais des moyennes journalières lamentables.

 
  Jeudi 4 mai (J+21) J'ai passé la nuit sur le pont à manœuvrer, les grains ont défilé sans relache.
 

Le temps est très instable, le vent aussi, toutes les directions sont possibles, même de l'ouest ! Mais jamais fort, à peine de quoi avancer et pas toujours dans la bonne direction.
Cette nuit des orages ont éclaté de partout, de la pluie, des rafales de tous côtés. Le vent s'installe plutôt du secteur est mais très faible. En plus il y a des vagues et de la houle de partout. Le bateau avance peu mais roule et tangue de tous les bords. Pas très agréable et j'avance toujours au ralenti.

  Vendredi 5 mai (J+22)    
 

 

Moby Dick m'accompagne pendant quelques heures. Elle suit le bateau de si prêt que je pourrais la toucher, elle reste dans le sillage. Puis elle double par la gauche, longeant la coque tout doucement puis arrivé vers l'avant elle plonge et ressort de l'autre côté. Elle passe très prêt mais ne touche jamais.

Quant la tête est à l'avant du bateau la queue est encore loin derrière, elle mesure au moins 15 mètres de long, des tonnes...
L'agilité à se déplacer de ces tonnes de viande et de graisse est incroyable, capable d'aller très doucement et parfois elle prend des accélérations stupéfiantes et pas un remous.

Et puis elle s'en va... salut !

 

Pour ce qui est des conditions météo, c'est pas terrible et à l'encontre totale des pronostiques. Je n'arrive pas à aligner une journée complète sans un changement de vent. Et jamais dans le bon sens. Je viens de passer 18 heures au près et pas sur la route, le ciel est gris, chargé. En milieu d'après midi le vent tombe complètement et de gros orages éclatent tout autour avec de grosses rafales dans tous les sens. Puis le vent tombe et toute la nuit la nuit je tourne en rond, le bateau bousculé par les vagues et un fond de houle. J'essais de dormir cramponné à la couchette, pas facile. Le pire est que, tous les jours à midi, je marque une moyenne lamentable. Les alizés ne s'installent pas, pourtant je suis en plein dans la zone.

 
  Mardi 9 mai (J+26)    
 

Le vent est rentré du sud puis de l'est mais la mer est cabossée, des vagues dans tous les sens. Je viens de marquer au moins 2 bonnes journées sur la route.

  Vendredi 12 mai (J+29)    
 

Rapidement le vent s'arrête, le ciel se couvre, des grains et de nouveau pas de vent, que des petites brises de n'importe où. Je n'avance pas, je reste planté des nuits entière à tourner en rond les voiles en bas, la barre amarrée.

 
 

Le vent rentre bien, pendant 2 jours j'avance correctement sur la route. Puis c'est de nouveau pétole, 3 jours à tourner en rond ou à avancer au ralenti. Ca commence à être long. L'alizé ne s'installe jamais de façon durable.

Une des définitions de Rock'N Roll est :
Tangage et Roulis.
C'est ce que je subis quand le vent tombe.

  Jeudi 18 mai (J+35)    

L'alizé s'installe de nouveau, d'abord doucement puis un peu plus fort. Je fais de la route mais la moyenne générale reste plutôt mauvaise.
Je râle tout le temps mais la vie à bord est plutôt douce. Il fait chaud mais pas trop, il n'y a personne sur l'eau autour de moi, je ne croise aucun bateau. Une belle traversée, lente mais douce.

 

La traversée se poursuit, j'allonge la route...
Un jour sous le soleil tropical, un jour sous les grains, tropicaux.

  Lundi 22 mai (J+39)    
 

La météo est parfaite depuis quelques jours : soleil, alizé tranquille. Je rentre dans Port Mathurin, île Rodrigues
La traversée aura été lente, 6 jours de plus que le pronostique. 100 % voile, pas de moteur à part quelques heures pour recharge de batteries, 6 ou 7 fois en tout. Pas de casse à bord, pas de problème. La seule casse est le manche de la casserole.
Au lever du soleil je franchis la passe d'entrée.
 

   

Encore un exemple de carte fausse :
En rouge ma trace, en plein sur le reef et le bateau garé en dehors du port. J'ai bien fait de ne pas arriver de nuit !

  Je vous raconte plus tard ce qu'il se passe ici...    
  A suivre...    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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